JM Organisation

Nouvelles

No.3 - 29 juin 1999

Grands titres :

 


 
La lutte contre la désertification : À la ville comme à la campagne

Pendant que l’on plantait un arbre en signe d’appui à la lutte contre la désertification à la ferme pédagogique Marichel, le 17 juin dernier, Nicolas Morand arrosait ceux qui ont été récemment plantés dans le parc Lafontaine, à Montréal. Lui, comme les autres participants à cette activité organisée par Solidarité Canada Sahel, au Centre Calixa-Lavallée, posaient ce geste symbolique à l’issue d’une rencontre sur le thème : « Le poids de l’eau : le fardeau des femmes ». Les invités, comme les femmes du Sahel, ont porté l’eau sur leur tête, sur une courte distance de 500 mètres, pour l’amener du bassin du parc à la haie d’arbres plantés. Cette activité du 17 juin largement médiatisée a eu ses échos, entre autres, dans les grands quotidiens montréalais. Des intervenantes actives dans la lutte contre la désertification, préoccupées de ses conséquences pour le développement des peuples et la situation des femmes ont pris part à cette journée. Il s’agissait notamment de Huguette Labelle, présidente de l’ACDI, de Mariam Sidibé Cissé, secrétaire exécutive du comité permanent Inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), et de Françoise David, présidente de la Fédération des femmes du Québec.

 

Le silence des armes blanches : l’art au service de la paix

Afin de sensibiliser les jeunes à la non violence, l’animatrice Pascale Gravel-R. a collaboré à la mise en œuvre d’un projet de la Fondation Silence des armes, qui s’est déroulé en mai dernier au St. Patrick High School de Québec. Le projet de l’artiste Alex Magrini qui, initialement, prévoyait une semaine de sensibilisation se terminant par une collecte d’armes blanches et de jouets guerriers dans les écoles secondaires a pris une autre forme pour le groupe d’élèves impliqués. Le résultat de cette activité est la production de nombreux textes portant sur la paix et la prévention de la violence dans le cadre d’un concours lancé au niveau de l’école, et ainsi que la création de peintures collectives sur le même thème. Pour Pascale Gravel-R., cette réponse au projet de « désarmement par l’art » de la Fondation Silence des armes constitue un premier pas dans la bonne direction. « C’est une première approche auprès des écoles de la région de Québec », souligne-t-elle. Dans l’avenir, on espère pouvoir aller de l’avant avec le projet original, qui mène à la destruction (par les autorités policières) des armes volontairement déposées à la collecte, et à leur recyclage dans les œuvres produites avec l’artiste engagé Alex Magrini. Les jeunes qui participent à la collecte le font sous surveillance policière, à l’extérieur de l’école, et y sont préparés par une démarche de sensibilisation. Ils reçoivent, en échange du dépôt d’une arme blanche, un paquet-cadeau incluant un arbre à planter. Ce projet qui a eu lieu pour la première fois à l’école Dominique-Racine de Chicoutimi en 1998 s’étend maintenant à d’autres régions du Québec.Il vise à démontrer, par un geste concret et la production artistique, l’engagement des jeunes dans un processus de prévention de la violence.

 

Temps de vacances

Le bureau national de Jeunesse du Monde fera relâche en juillet, du 12 au 30, comme la plupart des gens de ce pays… La relâche ne sera cependant pas complète car des projets continuent leur cours en juillet, par exemple les programmes de stage. Le courrier électronique et les télécopies seront recueillis régulièrement; il y aura un répondeur pour les messages téléphoniques et tout appel nécessitant une réponse à court terme sera traité avec diligence.

À CHACUN ET CHACUNE : BONNES ET REPOSANTES VACANCES!